Octobre Rose : pourquoi tant de femmes reportent-elles encore leur Mammotest ? Partenamut veut lever les freins au dépistage
En matière de cancer du sein, un paradoxe persiste : on attend souvent un signe pour consulter alors que le dépistage a précisément pour objectif de détecter une éventuelle anomalie avant l’apparition de symptômes. À l’occasion d’Octobre Rose, Partenamut lance une nouvelle campagne de sensibilisation pour rappeler l’importance du dépistage organisé et inviter les femmes concernées (50-69 ans) à participer à la campagne du Mammotest.
Bruxelles, le 1er octobre 2026 – Le dépistage ne s’adresse pas aux femmes qui présentent un symptôme : dès qu’un signe suspect apparaît, on entre dans une démarche diagnostique. Le Mammotest s’adresse au contraire aux femmes qui ne ressentent rien et ne présentent ni risques spécifiques, ni antécédents familiaux. Son avantage est de pouvoir identifier un éventuel cancer à un stade précoce. En Belgique, le programme organisé propose ainsi aux femmes âgées de 50 à 69 ans un Mammotest gratuit tous les deux ans. L’examen est réalisé dans un centre agréé et les images sont analysées par deux, voire trois, radiologues, afin de renforcer la qualité de l’analyse.
« Le dépistage est un geste de prévention qui intervient précisément à un moment où l’on se sent en bonne santé. C’est aussi ce qui peut le rendre facile à reporter : puisqu’on ne ressent rien, on se dit que l’on peut attendre. Pourtant, plus un cancer du sein est détecté tôt, meilleures sont les chances de réussite du traitement. Le message est donc simple : n’attendons pas un signe pour agir », explique Francis de Drée, Directeur Général de Partenamut.
Dépister avant de sentir, voir ou soupçonner
Les données disponibles illustrent l’importance de cette détection précoce : le taux moyen de survie à cinq ans après un diagnostic de cancer du sein est estimé à 93,3 %, mais varie fortement selon le stade auquel le cancer est diagnostiqué. Selon les données du Registre du cancer reprises par Partenamut, la survie à dix ans atteint 100 % pour un cancer diagnostiqué au stade 1, contre environ 21 % au stade 4.
Pourtant, 1 femme sur 2 ne bénéficie d’aucun dépistage
Malgré l’existence de ce programme gratuit et accessible, la participation à la campagne du Mammotest reste insuffisante. En Belgique francophone, moins de 10 % des femmes se font dépister dans le cadre du programme organisé. Parmi les freins identifiés figurent notamment la méconnaissance du fonctionnement du dépistage, la peur de l’examen ou du résultat, les difficultés pratiques liées à la prise de rendez-vous ou encore la crainte de devoir payer.
Autre particularité : en plus des femmes qui participent au programme organisé, près de 40 % le font dans le cadre d’un dépistage dit « opportuniste ». Celui-ci peut notamment être réalisé à une fréquence différente, en dehors de la tranche d’âge du programme ou proposer des examens supplémentaires. Cependant, il ne bénéficie généralement pas de la double lecture radiologique du Mammotest et peut entraîner des coûts supplémentaires pour la patiente. De plus, une étude récente du Centre fédéral d’expertise des soins de santé confirme que les modalités du programme organisé présentent le meilleur rapport coût-bénéfice pour la population.
Lever les freins pour passer à l’action
Avec cette campagne axée autour du slogan « Le plus effrayant dans le Mammotest, c’est de le reporter », Partenamut souhaite aussi s’attaquer aux raisons très concrètes qui peuvent conduire les femmes à remettre leur Mammotest à plus tard : peur de l’examen, appréhension du résultat, oubli, manque de temps ou simplement impression qu’il n’y a pas d’urgence lorsqu’aucun symptôme n’est présent. L’objectif : transformer une intention souvent reportée en un rendez-vous réellement pris.
« Le meilleur dépistage est celui auquel on peut accéder, que l’on comprend et auquel on choisit de participer en connaissance de cause. », continue la Dr Daphné t’Kint, oncologue à l’Institut Jules Bordet.
Au-delà de sa campagne de sensibilisation sur ses propres canaux, Partenamut déploiera également plusieurs activations pendant Octobre Rose à travers d’autres médias. La sensibilisation sera relayée directement auprès des membres dans les agences Partenamut : les conseillers clients pourront aborder la question du dépistage lors de leurs rendez-vous. Une opportunité de faire passer le message de prévention auprès des femmes concernées et de rappeler à leurs proches qu’ils peuvent eux aussi jouer un rôle dans la sensibilisation au dépistage.
« Chez Partenamut, notre rôle est aussi d’aider chacun à devenir acteur de sa santé. Pour le cancer du sein, cela signifie notamment rappeler qu’il ne faut pas attendre d’avoir une inquiétude ou un symptôme pour agir. Le dépistage est un geste simple, gratuit dans le cadre du programme organisé, et qui peut faire toute la différence lorsqu’il permet de détecter une anomalie à un stade précoce. », conclut Francis de Drée, Directeur Général de Partenamut.
Le Mammotest en pratique
- Pour qui ? Les femmes âgées de 50 à 69 ans.
- À quelle fréquence ? Tous les deux ans.
- Quel coût ? Le Mammotest réalisé dans le cadre du programme organisé est gratuit.
- Comment ? Une invitation est envoyée tous les deux ans en fonction de la date d’anniversaire. Cette invitation vaut prescription ; le Mammotest peut également être prescrit par un médecin généraliste ou un gynécologue.
- Où ? Dans un centre de mammographie agréé.
- Et si un symptôme est présent ? On ne parle alors plus de dépistage, mais d’exploration diagnostique qui nécessite un avis médical. En cas de symptôme, de doute, de risque particulier ou d’antécédents familiaux de cancer du sein, parlez-en sans tarder à votre médecin.
Cette année encore, Partenamut invite donc les femmes concernées à ne pas attendre un signe pour prendre rendez-vous.
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